Photeur de Troubles

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samedi 15 novembre 2008

Les lumières de la ville...

Un thème: "Les lumières de la ville", objet du prix des Arts du Rotary Club de Strasbourg, trois photographes récompensés, dont Madeleine Zeller, amie et membre du club photos de Strasbourg. Bravo donc aux trois lauréats.

Chacun a sa vision de la ville et de ses lumières, lumières des ombres cachées et des silhouettes fuyantes, lumières intimes des fins de jour, chaudes, attrayantes et fantasques, lumières nocturnes des nuits d'été, silensieuses ponctuées de zébrures blanches, presqu'invisibles comme les cris de la chave-souris.

La photo que je propose pour illustrer à ma manière ce thème a été prise le long d'une autoroute bordée d'un mur antibruit; la lumière crue d'un lampadaire éclairant l'autoroute vient se heurter à ce mur qui la canalise et la contient, ne laissant filtrer qu'un peu de transparence qui révèle une accumulation de signes de révoltes et de désespoirs.

- écritures transparentes -

mercredi 15 octobre 2008

les couleurs de l'automne

Une rare belle journée d'automne ensoleillée et chaude passée au milieu des vignes sur les coteaux du piémont des Vosges entre Rosheim et Dorlisheim pour s'enivrer de couleurs et ramener de belles vues dont quelques unes ci-dessous, et également ici.



l'orée des bois


impressions


couleurs de vins


l'empreinte des vignerons


vendredi 10 octobre 2008

La bourse aux abois !

Sur les grands principes, moi je l'avais compris comme ça: la bourse devrait être en principe la clef de voute du système capitaliste ultra libéral, le lieu où le marché exprime sa vérité par l'offre et la demande libre, l'instrument suprème de régulation et de dynamisation de l'économie de marché et des entreprises. Et tant pis pour les canards un peu boiteux.

Dans la réalité, nous le savions depuis longemps, la bourse n'est plus que l'outil opportuniste et cynique d'une spéculation devenue hégémonique et mondiale. Et on spécule sur à peu prêt tout, la communication, la santé, les denrées alimentaires, la distribution, l'immobilier, les monnaies, les matières premières, l'art, etc.., etc... tout ce qui permet de se faire un max de fric dans un minimum de temps sans s'investir, juste en jonglant avec l'offre et la demande. Comme à la roulette, et nous y voila, dans le capitalisme de casino, où comme au loto ça peut rapporter gros ! mais pas toujours...

On achète au prix le plus bas et on essaie de revendre au prix le plus élevé en spéculant sur tout,  les pénuries les évolutions politiques, les lois, les mouvements sociaux, les guerres et les conflits, etc..., quitte à les provoquer quand c'est possible. La spéculation fait et défait la bourse, la bourse fait et défait les entreprises et les entreprises font et défont les emplois et le niveau de vie. Le monde est donc aujourd'hui comme hier à la merci de la spéculation. Les spéculateurs ont donc conquis le pouvoir avec la bénédiction des politiques qui ont pour le moins largement laissé faire sinon favorisé cette évolution.

Donc aujourd'hui, la bourse va mal, très très mal, même. Il parait que la confiance n'est plus là.  Des centaines de milliards de dollars ou d'€uros en perdition circulent s'échangent se donnent et s'évanouissent; c'est du moins ce qui ressort de l'information qui nous  est donnée. Les banques, qui pourtant s'y connaissent, ne se font plus confiance, si ! si ! Alors comment voulez que le citoyen lambda puisse à présent leur faire confiance ! Et donc les banques, du moins certaines, mentiraient sur leur situation ? Ces mêmes banques auraient ainsi perdu beaucoup d'argent. Ciomment ?... en jouant au petit jeu de la spéculation ? Avec quel l'argent ? celui des épargnants ? Et par ici (pas pour les épargnants) les bénéfices quand il y en a eu.

Et il y en a eu, c'est sûr. Mais à ce jeu là, c'est bien connu, le joueur se grise vite, le gain stimulant l'appât du gain. Et l'issue de ce genre de comportement est bien connu, et après avoir beaucoup gagné, le joueur, incapable de réfreiner sa soif de gains, perd tout contrôle et tout sens critique et en conséquence tout ce qu'il a pu gagné et même sa chemise. Visiblement beaucoup en sont à la chemise aujourd'hui.

vendredi 3 octobre 2008

la nouvelle version 2.6 de GIMP !

La nouvelle version du célèbre logiciel de retouche d'images GIMP est disponible depuis ce 1er octobre.

Il s'agit de la version 2.6, en apparence dans la continuité avec la version 2.4 avec quelques fonctionnalités améliorées et un début de refonte et de rationalisation de l'interface utilisateur.
Pour les fonctionalités modifiées sont à signaler l'amélioration des outils de sélection et de modification de la taille de l'image. Mais l'essentiel n'est pas là, la grande nouveauté, aujourd'hui encore peu visible, est le début de la refonte du coeur de l'application avec l'intégration de la bibliothèque GEGL.

Très bien, mais quel intérêt me direz vous, sinon de pouvoir étaler un sigle de plus ? L'intérêt est dans le potentiel d'évolution de ce logiciel dans les prochains mois et années.
Cette version est en effet encore limitée au codage des couleurs en 8 bits. Grace à l'intégration de la bibliothèque GEGL, le codage des couleurs en 16 bits sera à coup sûr disponible dans la future version 3.0. Et d'autres évolutions importantes sont annoncées comme les calques de réglage, les groupes de calques, et bien d'autres encore.

Que du bon à venir, donc pour un logiciel déjà très performant et, en plus, disponible gratuitement et légalement !


ps: Ci joint, quelques liens utiles pour s'informer et se procurer ce logiciel
       - le site GIMP.fr
et pour les anglophones
       - le site officiel de GIMP
       - un autre site sur GIMP
      

vendredi 26 septembre 2008

De faillites en faillites, la dégringolade dans la crise financière...

La nouvelle faillite frappant aujourd'hui la principale caisse d'épargne américaine, souligne encore plus la gravité et la profondeur de la crise qui secoue le monde de la finance  américaine et mondiale. Car aujourd'hui en France, il n'y a plus personne, à la tête de l'état comme ailleurs, pour exclure tout risque de faillite dans notre beau pays et pour nier les effets très négatifs que cette crise va avoir rapidement sur notre quotidien.

Et on ne reviendra jamais assez sur les causes et responsabilités, ici comme de l'autre côté de l'Atlantique, dans cette crise. L'image du président  au second semestre 2007, entre "bling bling" et paquet ou cadeau fiscal,  véhiculait largement  l'idée de l'argent et de la richesse facile et décomplexé (si les pauvres sont pauvres, c'est de leur faute, et si les riches sont riches c'est qu'ils l'ont bien mérité), donnant de fait un quitus à tous les excès (les fameux parachutes dorés) et aux spéculateurs de tout poil. Le schéma était simple (voire simpliste): l'argent devait appeler l'argent et générer activités et croissance, et en conséquence donner du pouvoir d'achat.

Et donc pour attirer l'argent "on" l'a défiscalisé au maximum. C'est le schéma ultra libéral bien connu, dont notre bon président et son parti ont toujours été des adeptes convaincus (la croissance que l'on va cherché avec ses dents...).

Comme il y a eu une bulle internet alimentée par l'aveuglement collectif du monde politique et de la finance, et qui s'est rapidement crevée, laissant sur le carreau des dizaines de milliers d'emplois, il y a explosion de la bulle immobilière et de la bulle financière, qui vont avoir des conséquences toutes aussi dramatiques.

Alors aujourd'hui, les mêmes qui péroraient il y a un an, nous servent des discours misérabilistes et alarmistes. Gouverner, c'est prévoir.  Là est leur échec politique majeur: leur incapacité à prévoir un minimum la situation présente.

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