Photeur de Troubles

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lundi 28 juin 2010

France Inter en refonte ou en normalisation ?

Il y a la partie visible de l'iceberg, à savoir l'éviction brutale de deux grands humoristes de France Inter: Stéphane Guillon et Didier Porte. Mais également de nombreuses émissions souvent talentueuses vont disparaitre dès la rentrée de septembre. Décision du PDG de Radio France et du président de France Inter sans beaucoup de justifications jugées irréfutables.

Pour Guillon et surtout pour Porte, on ne peut parler que faux prétextes à leur éviction; les quelques termes soit disant jugés "licencieux" ou "obscènes" sont bien peu de chose à côté de ceux entendus sur la même radio de la bouche d'autres humoristes, qui, mystère, eux ne sont pas du tout (et tout à fait normalement) pas inquiétés.

Donc ce qui est anormal c'est bien l'éviction de Porte et Guillon. Pour opinions politiques; ça, c'est évident. Voila donc la normalisation en marche sur France Inter: tous en rang et on ne veut voir qu'une seule tête, radio d'état oblige ! et en marche pour... 2012 ?

En tout cas, la réprobation est unanime tant dans le public, dans la profession et dans la presse.
Désolé pour Stéphane Bern (qui s'est montré courageux) et pour sa célèbre emission qui venait de fêter ses dix, je crains fort que ce coup ne soit fatal à cette émission.

Pour France Inter, sauf correction de tir rapide, son audience va très probablement chuter fortement. Commentaire entendu ou lu de spécialistes: objectif peut être également recherché...

lundi 22 juin 2009

l'après des élections européennes

Les élections européennes sont passées, avec dans notre pays, tout près de 60% d'abstentions, un record qui entache les résultats et leur interprétation. Je suis toujours surpris de la présentation des résultats en pourcentage de votants et non en pourcentage d'inscrits. Donner les réultats en pourcentage d'inscrits aurait beaucoup plus de sens pour la représentativité réelle des scrutins et des élus.

Avec quand même, une note de fraicheur et d'optimisme (c'était quand même le pringtemps) avec le succès réel d'Europe Ecologie, et la claque même anecdotique pour le Modem et surtout de Monsieur Je Sais Tout.

Néammoins, l'évidence s'impose le PS est à la ramasse. Et après son congrés de Reims, où le PS est apparu coupé de la société réelle, beaucoup plus préoccupé par ses rivalités internes que par la crise économique, les conflits sociaux et les difficultés du pays, ce n'est que très logique. On ne peut que sourire quand on pense que au leimotif de la candidate du PS au présidentielle qui voulait faire de la France une société enfin apaisée et solidaire, à l'image du PS peut-être ? La droite, même minoritaire, peut exulter avec en face d'elle une gauche apparemment majoritaire, mais émiétée, quasiment brisée, sans capacité d'agir.

Donc, pour les prochains mois, ce sera vers l'écologie, toute. Avec en ligne de mire la taxe Carbone dont les revenus vont remplacer ceux de la taxe professionnelle qui doit disparaitre l'an prochain. Et qui va toucher, ça c'est nouveau, les particuliers et les professionnels. En bref, ce sera une augmentation d'impots surtout pour les particuliers. L'écologie comme nouvel espace de croissance et échappatoire à la crise, et, après la Chine, nouvel eldorado des taux de profit ?

vendredi 10 octobre 2008

La bourse aux abois !

Sur les grands principes, moi je l'avais compris comme ça: la bourse devrait être en principe la clef de voute du système capitaliste ultra libéral, le lieu où le marché exprime sa vérité par l'offre et la demande libre, l'instrument suprème de régulation et de dynamisation de l'économie de marché et des entreprises. Et tant pis pour les canards un peu boiteux.

Dans la réalité, nous le savions depuis longemps, la bourse n'est plus que l'outil opportuniste et cynique d'une spéculation devenue hégémonique et mondiale. Et on spécule sur à peu prêt tout, la communication, la santé, les denrées alimentaires, la distribution, l'immobilier, les monnaies, les matières premières, l'art, etc.., etc... tout ce qui permet de se faire un max de fric dans un minimum de temps sans s'investir, juste en jonglant avec l'offre et la demande. Comme à la roulette, et nous y voila, dans le capitalisme de casino, où comme au loto ça peut rapporter gros ! mais pas toujours...

On achète au prix le plus bas et on essaie de revendre au prix le plus élevé en spéculant sur tout,  les pénuries les évolutions politiques, les lois, les mouvements sociaux, les guerres et les conflits, etc..., quitte à les provoquer quand c'est possible. La spéculation fait et défait la bourse, la bourse fait et défait les entreprises et les entreprises font et défont les emplois et le niveau de vie. Le monde est donc aujourd'hui comme hier à la merci de la spéculation. Les spéculateurs ont donc conquis le pouvoir avec la bénédiction des politiques qui ont pour le moins largement laissé faire sinon favorisé cette évolution.

Donc aujourd'hui, la bourse va mal, très très mal, même. Il parait que la confiance n'est plus là.  Des centaines de milliards de dollars ou d'€uros en perdition circulent s'échangent se donnent et s'évanouissent; c'est du moins ce qui ressort de l'information qui nous  est donnée. Les banques, qui pourtant s'y connaissent, ne se font plus confiance, si ! si ! Alors comment voulez que le citoyen lambda puisse à présent leur faire confiance ! Et donc les banques, du moins certaines, mentiraient sur leur situation ? Ces mêmes banques auraient ainsi perdu beaucoup d'argent. Ciomment ?... en jouant au petit jeu de la spéculation ? Avec quel l'argent ? celui des épargnants ? Et par ici (pas pour les épargnants) les bénéfices quand il y en a eu.

Et il y en a eu, c'est sûr. Mais à ce jeu là, c'est bien connu, le joueur se grise vite, le gain stimulant l'appât du gain. Et l'issue de ce genre de comportement est bien connu, et après avoir beaucoup gagné, le joueur, incapable de réfreiner sa soif de gains, perd tout contrôle et tout sens critique et en conséquence tout ce qu'il a pu gagné et même sa chemise. Visiblement beaucoup en sont à la chemise aujourd'hui.

vendredi 26 septembre 2008

De faillites en faillites, la dégringolade dans la crise financière...

La nouvelle faillite frappant aujourd'hui la principale caisse d'épargne américaine, souligne encore plus la gravité et la profondeur de la crise qui secoue le monde de la finance  américaine et mondiale. Car aujourd'hui en France, il n'y a plus personne, à la tête de l'état comme ailleurs, pour exclure tout risque de faillite dans notre beau pays et pour nier les effets très négatifs que cette crise va avoir rapidement sur notre quotidien.

Et on ne reviendra jamais assez sur les causes et responsabilités, ici comme de l'autre côté de l'Atlantique, dans cette crise. L'image du président  au second semestre 2007, entre "bling bling" et paquet ou cadeau fiscal,  véhiculait largement  l'idée de l'argent et de la richesse facile et décomplexé (si les pauvres sont pauvres, c'est de leur faute, et si les riches sont riches c'est qu'ils l'ont bien mérité), donnant de fait un quitus à tous les excès (les fameux parachutes dorés) et aux spéculateurs de tout poil. Le schéma était simple (voire simpliste): l'argent devait appeler l'argent et générer activités et croissance, et en conséquence donner du pouvoir d'achat.

Et donc pour attirer l'argent "on" l'a défiscalisé au maximum. C'est le schéma ultra libéral bien connu, dont notre bon président et son parti ont toujours été des adeptes convaincus (la croissance que l'on va cherché avec ses dents...).

Comme il y a eu une bulle internet alimentée par l'aveuglement collectif du monde politique et de la finance, et qui s'est rapidement crevée, laissant sur le carreau des dizaines de milliers d'emplois, il y a explosion de la bulle immobilière et de la bulle financière, qui vont avoir des conséquences toutes aussi dramatiques.

Alors aujourd'hui, les mêmes qui péroraient il y a un an, nous servent des discours misérabilistes et alarmistes. Gouverner, c'est prévoir.  Là est leur échec politique majeur: leur incapacité à prévoir un minimum la situation présente.

samedi 20 septembre 2008

Mille milliards pour éponger la dette du Quart Monde...

C'est la nouvelle du jour: la Banque Fédérale Américaine et la Banque Centrale Européenne se sont entendues et vont débloquer entre mille et deux mille milliards de dollars pour mettre fin à la situation intenable des pays pauvres de la planète incapables de rembourser leur dette colossale accumlée après des décennies de corruption organisée et de pillages des matières premières par les pays riches.

Stop ! Non non, faut pas réver ! Cette nouvelle est bien sûr complètement imaginaire.

Comme on dit: les riches ne donnent qu'aux riches. Et les mille à deux mille milliards vont être utilisés, pudiquement dit, pour nettoyer le système boursier en rachetant les titres à risques dont les cours s'effondrent et dont plus aucun spéculateur ne veut. Dit plus crument, il s'agit de sortir du rouge les comptes des banquiers américains ou européens qui ont complètement failli et d'éponger leur dette colossale accumulée à force de spéculations hasardeuses, aujourd'hui dans l'immobilier, et sans nul doute demain dans d'autres domaines (l'énergie, l'eau, l'agronomie, etc...) .

Il parait qu'à l'annonce de cette nouvelle, les bourses ont rebondi. Tiens pardi !, avec un morceau de fromage de cette taille, les spécultateurs qui, comme des rats, avaient quitté le navire boursier en train de couler, sont vite revenus pour prendre leur part du festin.

Mais où vont-ils être pris ces mille milliards ? forcément dans l'économie réelle par des réductions de dépenses à tous les niveaux, par des impots plus forts, des prix plus élevés et des revenus plus bas. Et sans aucun doute, pas seulement aux USA.

Alors pour les pays du tiers monde, il y a bien peu d'espoir de dessérer l'étau de leur dette; bien au contraire, les aides qu'ils recoivent vont être encore réduites et les prochains temps seront encore plus dur pour les populations concernées.

Aujourd'hui, malgré le rebond (provisoire ?) du système boursier,  on peut vraiment parler de faillite du système libéral, comme hier celle du système communiste.

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