Photeur de Troubles

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lundi 22 juin 2009

l'après des élections européennes

Les élections européennes sont passées, avec dans notre pays, tout près de 60% d'abstentions, un record qui entache les résultats et leur interprétation. Je suis toujours surpris de la présentation des résultats en pourcentage de votants et non en pourcentage d'inscrits. Donner les réultats en pourcentage d'inscrits aurait beaucoup plus de sens pour la représentativité réelle des scrutins et des élus.

Avec quand même, une note de fraicheur et d'optimisme (c'était quand même le pringtemps) avec le succès réel d'Europe Ecologie, et la claque même anecdotique pour le Modem et surtout de Monsieur Je Sais Tout.

Néammoins, l'évidence s'impose le PS est à la ramasse. Et après son congrés de Reims, où le PS est apparu coupé de la société réelle, beaucoup plus préoccupé par ses rivalités internes que par la crise économique, les conflits sociaux et les difficultés du pays, ce n'est que très logique. On ne peut que sourire quand on pense que au leimotif de la candidate du PS au présidentielle qui voulait faire de la France une société enfin apaisée et solidaire, à l'image du PS peut-être ? La droite, même minoritaire, peut exulter avec en face d'elle une gauche apparemment majoritaire, mais émiétée, quasiment brisée, sans capacité d'agir.

Donc, pour les prochains mois, ce sera vers l'écologie, toute. Avec en ligne de mire la taxe Carbone dont les revenus vont remplacer ceux de la taxe professionnelle qui doit disparaitre l'an prochain. Et qui va toucher, ça c'est nouveau, les particuliers et les professionnels. En bref, ce sera une augmentation d'impots surtout pour les particuliers. L'écologie comme nouvel espace de croissance et échappatoire à la crise, et, après la Chine, nouvel eldorado des taux de profit ?

vendredi 26 septembre 2008

De faillites en faillites, la dégringolade dans la crise financière...

La nouvelle faillite frappant aujourd'hui la principale caisse d'épargne américaine, souligne encore plus la gravité et la profondeur de la crise qui secoue le monde de la finance  américaine et mondiale. Car aujourd'hui en France, il n'y a plus personne, à la tête de l'état comme ailleurs, pour exclure tout risque de faillite dans notre beau pays et pour nier les effets très négatifs que cette crise va avoir rapidement sur notre quotidien.

Et on ne reviendra jamais assez sur les causes et responsabilités, ici comme de l'autre côté de l'Atlantique, dans cette crise. L'image du président  au second semestre 2007, entre "bling bling" et paquet ou cadeau fiscal,  véhiculait largement  l'idée de l'argent et de la richesse facile et décomplexé (si les pauvres sont pauvres, c'est de leur faute, et si les riches sont riches c'est qu'ils l'ont bien mérité), donnant de fait un quitus à tous les excès (les fameux parachutes dorés) et aux spéculateurs de tout poil. Le schéma était simple (voire simpliste): l'argent devait appeler l'argent et générer activités et croissance, et en conséquence donner du pouvoir d'achat.

Et donc pour attirer l'argent "on" l'a défiscalisé au maximum. C'est le schéma ultra libéral bien connu, dont notre bon président et son parti ont toujours été des adeptes convaincus (la croissance que l'on va cherché avec ses dents...).

Comme il y a eu une bulle internet alimentée par l'aveuglement collectif du monde politique et de la finance, et qui s'est rapidement crevée, laissant sur le carreau des dizaines de milliers d'emplois, il y a explosion de la bulle immobilière et de la bulle financière, qui vont avoir des conséquences toutes aussi dramatiques.

Alors aujourd'hui, les mêmes qui péroraient il y a un an, nous servent des discours misérabilistes et alarmistes. Gouverner, c'est prévoir.  Là est leur échec politique majeur: leur incapacité à prévoir un minimum la situation présente.

samedi 20 septembre 2008

Mille milliards pour éponger la dette du Quart Monde...

C'est la nouvelle du jour: la Banque Fédérale Américaine et la Banque Centrale Européenne se sont entendues et vont débloquer entre mille et deux mille milliards de dollars pour mettre fin à la situation intenable des pays pauvres de la planète incapables de rembourser leur dette colossale accumlée après des décennies de corruption organisée et de pillages des matières premières par les pays riches.

Stop ! Non non, faut pas réver ! Cette nouvelle est bien sûr complètement imaginaire.

Comme on dit: les riches ne donnent qu'aux riches. Et les mille à deux mille milliards vont être utilisés, pudiquement dit, pour nettoyer le système boursier en rachetant les titres à risques dont les cours s'effondrent et dont plus aucun spéculateur ne veut. Dit plus crument, il s'agit de sortir du rouge les comptes des banquiers américains ou européens qui ont complètement failli et d'éponger leur dette colossale accumulée à force de spéculations hasardeuses, aujourd'hui dans l'immobilier, et sans nul doute demain dans d'autres domaines (l'énergie, l'eau, l'agronomie, etc...) .

Il parait qu'à l'annonce de cette nouvelle, les bourses ont rebondi. Tiens pardi !, avec un morceau de fromage de cette taille, les spécultateurs qui, comme des rats, avaient quitté le navire boursier en train de couler, sont vite revenus pour prendre leur part du festin.

Mais où vont-ils être pris ces mille milliards ? forcément dans l'économie réelle par des réductions de dépenses à tous les niveaux, par des impots plus forts, des prix plus élevés et des revenus plus bas. Et sans aucun doute, pas seulement aux USA.

Alors pour les pays du tiers monde, il y a bien peu d'espoir de dessérer l'étau de leur dette; bien au contraire, les aides qu'ils recoivent vont être encore réduites et les prochains temps seront encore plus dur pour les populations concernées.

Aujourd'hui, malgré le rebond (provisoire ?) du système boursier,  on peut vraiment parler de faillite du système libéral, comme hier celle du système communiste.

lundi 8 septembre 2008

Le capital imposé ! mais dans quel monde sommes nous ?

Ah oui ! mais dans quel monde vivons nous ? Au delà de l'épaisse brume médiatique  qui nous enveloppe, quels repères nous reste-t-il pour notre gouverne ?

En effet ne voila-t-il pas que notre président, aux convictions ultra libérales affichées et réaffirmées vigoureusement (l'économie de marché pure et dure, la concurrence, etc., etc..), annonce, et sans prévenir, créer un impot sur les revenus du capital. Ce que notre gauche social démocrate n'aurait jamais osé faire, mais passons...

Bigre, les choses iraient si mal que les plus riches, les plus nantis, pris de panique, renonceraient à leur égoisme et se disputeraient pour redistribuer une petite partie de leur fortune aux plus démunis dans, enfin, un peu (un tout petit peu) de soucis d'équité et de justice sociale ?

A moins que ce ne soit plus bassement la crainte d'une rentrée sociale trop explosive et accompagnée d'une nouvelle dégringolade dans les sondages toujours embétante quand des élections - européennes - se profilent dans les prochains mois. Et donc, hélas, ce ne serait qu'une nouvelle petite entourloupe, un peu de poudre aux yeux, beaucoup de démagogie, comme d'habitude, destinée à brouiller un peu plus l'esprit de l'électeur moyen.

Bien sûr comme cela l'a été justement souligné, avec le bouclier fiscal, cet impot va épargner les plus nantis, les vrais spéculateurs, et va atteindre un peu plus ceux qui épargnent, souvent difficilement, pour améliorer leur retraite,  c'est à dire les classes moyennes,  déjà fortement touchées par la baisse du pouvoir d'achat.

Mais tant pis, ne boudons pas notre plaisir: voir un président de la droite ultra libérale annoncer un impot sur le capital, c'est pas tous les jours, et ca ne peut que donner des idées exellentes dans l'avenir.

samedi 28 juin 2008

vers des médias sous contrôle ?

La  publicité  va déserter les chaines publiques de télévision.

La nouvelle a eu un côté sympathique, parceque la pub, bof c'est pas passionnant, et c'est même souvent franchement rasant, pour ne pas dire plus..., surtout quand il vous en mettent pendant presque un quart d'heures à l'heure de grande écoute. Au début on supporte mais, rapidement, on est plus que lassé !
Donc plus de pub sur plusieurs chaines, à première vue, c'est une bonne nouvelle !

Oui mais cette mesure venant de qui l'on sait, à qui la roublardise manipulatrice ne fait pas défaut, un doute s'est quelque peu installé: cherchons l'erreur !

Il n'a pas fallu chercher longtemps, puisque à quelques jours d'intervalle l'autre mesure annoncée par le même a concerné la nomination du président de France Télévision, non plus par le CSA comme actuellement, mais directement par le gouvernement ! Donc exit l'indépendance, même relative, de la télévision publique.
Et voila que transparait de plus en plus clairement le schéma de l'information à la sauce ultra libérale:
            - d'un côté une télévision privée (TF1, M6) largement assujétie au buisness et à l'audimat, regorgeant de publicité et bien sûr très partiale
            - de l'autre côté une télévision publique soumise aux décisions et au financement de l'Etat, donc tout le laisse supposer, une télévision aux ordres et tout aussi partiale.

A ce rythme là, nous pourrons bientôt nous croire en Italie, en pleine faillite politique, et où roublardise et franche truanderie s'étalent à présent sans fard (projet de loi proposé par Berlusconi accordant l'immunité à... Berlusconi lui même !). Quand à l'Europe, elle semble se désintéresser de ce sujet (liberté de l'information), plus préoccupée d'aménager son espace économique (le marché !) et de contrôler ses flux migratoires.

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