Photeur de Troubles

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vendredi 26 septembre 2008

De faillites en faillites, la dégringolade dans la crise financière...

La nouvelle faillite frappant aujourd'hui la principale caisse d'épargne américaine, souligne encore plus la gravité et la profondeur de la crise qui secoue le monde de la finance  américaine et mondiale. Car aujourd'hui en France, il n'y a plus personne, à la tête de l'état comme ailleurs, pour exclure tout risque de faillite dans notre beau pays et pour nier les effets très négatifs que cette crise va avoir rapidement sur notre quotidien.

Et on ne reviendra jamais assez sur les causes et responsabilités, ici comme de l'autre côté de l'Atlantique, dans cette crise. L'image du président  au second semestre 2007, entre "bling bling" et paquet ou cadeau fiscal,  véhiculait largement  l'idée de l'argent et de la richesse facile et décomplexé (si les pauvres sont pauvres, c'est de leur faute, et si les riches sont riches c'est qu'ils l'ont bien mérité), donnant de fait un quitus à tous les excès (les fameux parachutes dorés) et aux spéculateurs de tout poil. Le schéma était simple (voire simpliste): l'argent devait appeler l'argent et générer activités et croissance, et en conséquence donner du pouvoir d'achat.

Et donc pour attirer l'argent "on" l'a défiscalisé au maximum. C'est le schéma ultra libéral bien connu, dont notre bon président et son parti ont toujours été des adeptes convaincus (la croissance que l'on va cherché avec ses dents...).

Comme il y a eu une bulle internet alimentée par l'aveuglement collectif du monde politique et de la finance, et qui s'est rapidement crevée, laissant sur le carreau des dizaines de milliers d'emplois, il y a explosion de la bulle immobilière et de la bulle financière, qui vont avoir des conséquences toutes aussi dramatiques.

Alors aujourd'hui, les mêmes qui péroraient il y a un an, nous servent des discours misérabilistes et alarmistes. Gouverner, c'est prévoir.  Là est leur échec politique majeur: leur incapacité à prévoir un minimum la situation présente.

samedi 20 septembre 2008

Mille milliards pour éponger la dette du Quart Monde...

C'est la nouvelle du jour: la Banque Fédérale Américaine et la Banque Centrale Européenne se sont entendues et vont débloquer entre mille et deux mille milliards de dollars pour mettre fin à la situation intenable des pays pauvres de la planète incapables de rembourser leur dette colossale accumlée après des décennies de corruption organisée et de pillages des matières premières par les pays riches.

Stop ! Non non, faut pas réver ! Cette nouvelle est bien sûr complètement imaginaire.

Comme on dit: les riches ne donnent qu'aux riches. Et les mille à deux mille milliards vont être utilisés, pudiquement dit, pour nettoyer le système boursier en rachetant les titres à risques dont les cours s'effondrent et dont plus aucun spéculateur ne veut. Dit plus crument, il s'agit de sortir du rouge les comptes des banquiers américains ou européens qui ont complètement failli et d'éponger leur dette colossale accumulée à force de spéculations hasardeuses, aujourd'hui dans l'immobilier, et sans nul doute demain dans d'autres domaines (l'énergie, l'eau, l'agronomie, etc...) .

Il parait qu'à l'annonce de cette nouvelle, les bourses ont rebondi. Tiens pardi !, avec un morceau de fromage de cette taille, les spécultateurs qui, comme des rats, avaient quitté le navire boursier en train de couler, sont vite revenus pour prendre leur part du festin.

Mais où vont-ils être pris ces mille milliards ? forcément dans l'économie réelle par des réductions de dépenses à tous les niveaux, par des impots plus forts, des prix plus élevés et des revenus plus bas. Et sans aucun doute, pas seulement aux USA.

Alors pour les pays du tiers monde, il y a bien peu d'espoir de dessérer l'étau de leur dette; bien au contraire, les aides qu'ils recoivent vont être encore réduites et les prochains temps seront encore plus dur pour les populations concernées.

Aujourd'hui, malgré le rebond (provisoire ?) du système boursier,  on peut vraiment parler de faillite du système libéral, comme hier celle du système communiste.

lundi 8 septembre 2008

Le capital imposé ! mais dans quel monde sommes nous ?

Ah oui ! mais dans quel monde vivons nous ? Au delà de l'épaisse brume médiatique  qui nous enveloppe, quels repères nous reste-t-il pour notre gouverne ?

En effet ne voila-t-il pas que notre président, aux convictions ultra libérales affichées et réaffirmées vigoureusement (l'économie de marché pure et dure, la concurrence, etc., etc..), annonce, et sans prévenir, créer un impot sur les revenus du capital. Ce que notre gauche social démocrate n'aurait jamais osé faire, mais passons...

Bigre, les choses iraient si mal que les plus riches, les plus nantis, pris de panique, renonceraient à leur égoisme et se disputeraient pour redistribuer une petite partie de leur fortune aux plus démunis dans, enfin, un peu (un tout petit peu) de soucis d'équité et de justice sociale ?

A moins que ce ne soit plus bassement la crainte d'une rentrée sociale trop explosive et accompagnée d'une nouvelle dégringolade dans les sondages toujours embétante quand des élections - européennes - se profilent dans les prochains mois. Et donc, hélas, ce ne serait qu'une nouvelle petite entourloupe, un peu de poudre aux yeux, beaucoup de démagogie, comme d'habitude, destinée à brouiller un peu plus l'esprit de l'électeur moyen.

Bien sûr comme cela l'a été justement souligné, avec le bouclier fiscal, cet impot va épargner les plus nantis, les vrais spéculateurs, et va atteindre un peu plus ceux qui épargnent, souvent difficilement, pour améliorer leur retraite,  c'est à dire les classes moyennes,  déjà fortement touchées par la baisse du pouvoir d'achat.

Mais tant pis, ne boudons pas notre plaisir: voir un président de la droite ultra libérale annoncer un impot sur le capital, c'est pas tous les jours, et ca ne peut que donner des idées exellentes dans l'avenir.

samedi 28 juin 2008

vers des médias sous contrôle ?

La  publicité  va déserter les chaines publiques de télévision.

La nouvelle a eu un côté sympathique, parceque la pub, bof c'est pas passionnant, et c'est même souvent franchement rasant, pour ne pas dire plus..., surtout quand il vous en mettent pendant presque un quart d'heures à l'heure de grande écoute. Au début on supporte mais, rapidement, on est plus que lassé !
Donc plus de pub sur plusieurs chaines, à première vue, c'est une bonne nouvelle !

Oui mais cette mesure venant de qui l'on sait, à qui la roublardise manipulatrice ne fait pas défaut, un doute s'est quelque peu installé: cherchons l'erreur !

Il n'a pas fallu chercher longtemps, puisque à quelques jours d'intervalle l'autre mesure annoncée par le même a concerné la nomination du président de France Télévision, non plus par le CSA comme actuellement, mais directement par le gouvernement ! Donc exit l'indépendance, même relative, de la télévision publique.
Et voila que transparait de plus en plus clairement le schéma de l'information à la sauce ultra libérale:
            - d'un côté une télévision privée (TF1, M6) largement assujétie au buisness et à l'audimat, regorgeant de publicité et bien sûr très partiale
            - de l'autre côté une télévision publique soumise aux décisions et au financement de l'Etat, donc tout le laisse supposer, une télévision aux ordres et tout aussi partiale.

A ce rythme là, nous pourrons bientôt nous croire en Italie, en pleine faillite politique, et où roublardise et franche truanderie s'étalent à présent sans fard (projet de loi proposé par Berlusconi accordant l'immunité à... Berlusconi lui même !). Quand à l'Europe, elle semble se désintéresser de ce sujet (liberté de l'information), plus préoccupée d'aménager son espace économique (le marché !) et de contrôler ses flux migratoires.

vendredi 9 mai 2008

un an déjà !

Les élections (pas les dernières, c'était les municipales) présidentielles, ça fait un an déjà, ou bien ça n'en fait qu'un seulement, selon les opinions des uns et des autres.

Finalement, les déçus, il parait qu'il y en a beaucoup, ont tort: nous avons eu la campagne présidentielle et nous avons le président que nous méritons, avec du spectacle (merci les médias), des promesses démagogiques, beaucoup de tape-à-l'oeil et une démocratie sans panache, rongée par les thèmes chers au FN et repris largement par notre cher président et, à présent, par les institutions européennes (douce Europe, beau pays de mon enfance !...).

En apparté, pourquoi vouloir chasser les immigrants, alors qu'on nous l'a assez dit la mondialisation est inéluctable, et si la main d'oeuvre pas chère ne peut plus venir chez nous, ce n'est pas un problème, c'est l'activité économique qui s'exilera un peu plus chez eux, avec là aucun moyen de contrôle sur les conditions de cette concurrence (voir les conditions de travail ubuesque au Kazakstan, en Indes ou au Bengladesh, etc..., et une énumération complète est impossible !).

Il serait quand même trop facile de renvoyer les ex-candidats dos à dos et des différences importantes existaient entre les principaux candidats. Mais il ne fait aucun doute que si un autre candidat l'avait emporté, la déception serait également là, pour des motifs finalement assez peu différents (promesses crédulité déception). Et les décus auraient également torts: après tout, ils sont majeures et vaccinés (pas assez peut-être) et ils n'avaient qu'à garder les pieds sur terre et ne pas croire n'importe quoi.

Après tout, une campagne électorale authentique devrait indiquer clairement quels efforts sont demandés et pourquoi faire, et quelle équité dans la répartition de ces efforts est proposée, au lieu de ne devenir plus qu'un catalogue de promesses. Equitable, avez vous souvent entendu ce mot pendant la campagne électorale ? Et notre président a jusqu'à présent montré un sens de l'équité perfectible.

L'aggravation inéluctable des crises actuelles (pétroles, banques, matières premières, catastrophes diverses, etc...) ne peuvent que rendre plus aigu le besoin de transparence (ou d'informations indépendantes et objectives) et de volonté démocratique véritable.

Voila,  si j'ai été déçu, c'est par la tournure prise par la campagne électorale, qui n'annoncait rien de bon pour la suite; et là, c'est vrais qu'on n'est pas déçu !

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